Canard Mandarin

Le canard mandarin mâle a le dessus de la tête vert et roux cuivré, les joues partiellement blanches, le bec rouge. Une touffe de grandes plumes orange dressées, en forme d’éventail, retombe sur le haut des ailes. Une double ligne blanche accolée d’une double ligne noire encadre les côtés de la poitrine brune et blanche. Le ventre blanc précède une queue relativement longue et noire. Enfin, les plumes ornementales brun-orange des ailes sont des rémiges tertiaires, ses ailerons lui ont valu le nom scientifique de galericulata qui en latin signifie ‘galère’.
Le dimorphisme sexuel est très marqué. En effet, contrairement au mâle, la femelle a un plumage terne, presque entièrement brune avec le ventre blanc. Seules quelques petites taches pâles viennent éclaircir cette sombre ordonnance : une barre blanche derrière le bec, un cercle oculaire blanc poursuivi par une ligne courbe blanche partant du bas de l’œil.

Mythologie – Symboles : En Chine, le canard mandarin était un oiseau sacré, symbole de la fidélité conjugale, il était parfois offert aux jeunes mariés.

 Voix chant et cris

Plutôt silencieux excepté en parade où le mâle pousse de petits sifflements, parfois de brefs ouuick-ouuick aigus et répétés. La femelle encore plus discrète émet des sons graves kett-kett assez proches du gloussement.

Habitat

Le canard mandarin fréquente les étangs, les petits lacs et les mares, toute étendue d’eau douce aussi modeste soit-elle pourvu, qu’elle se situe à proximité d’une forte densité d’arbres, d’arbustes et d’arbrisseaux d’essences les plus diverses dont certains surplombent la surface de l’eau.

Comportement traits de caractère

A la fin du printemps, peu après la période de reproduction, les mâles mandarin, jusque-là resplendissants, perdent leurs belles couleurs. C’est l’époque de la mue. Progressivement, ils se mettent à ressembler alors aux femelles et il devient difficile d’opérer la différenciation entre les deux sexes. Le mandarin est un canard de surface : il nage bien mais il ne plonge que très rarement et uniquement en cas de danger. Il se déplace également avec aisance sur la terre ferme et il ne lui déplait pas de se percher à des hauteurs variables dans les arbres où il peut trouver abri et refuge en cas de nécessité. D’autre part, le rapport entre l’envergure des ailes et son poids lui permet d’obtenir une très bonne navigabilité et d’être considéré comme un des meilleurs anatidés en ce qui concerne la qualité de vol. En bref, ce que l’on peut appeler un excellent canard ‘tout-terrain’. Introduits en Angleterre vers les années 1830 comme canard d’ornement, de nombreux individus retrouvèrent l’état sauvage et essaimèrent dans les pays voisins.
Le vol : Ils ne dépassent jamais la hauteur de la cime des arbres.

 Alimentation mode et régime

Il est omnivore : En plus des graines et des fruits qu’il prélève sur la végétation forestière, il se nourrit d’insectes aquatiques et de petits poissons qu’il capture aux alentours et à l’intérieur des mares.

 Reproduction nidification

Presque toujours, il niche dans un tronc d’arbre creux. Le nid est placé à une hauteur variant de 60 cm à plus de 10 mètres. C’est à la femelle que revient le choix du site, le mâle se consacrant uniquement aux rituels de la cour. La ponte est constituée de 9 à 12 œufs dont l’incubation dure entre 28 et 30 jours. Les canetons sont nidifuges et prennent leur envol à l’âge de 40 jours.